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Non à l’amendement anti-indien de la Constitution brésilienne

Un amendement à la Constitution brésilienne est actuellement soumis au débat du Congrès brésilien. S’il était approuvé, il donnerait à ses membres, dont nombre d’entre eux sont des politiciens anti-Indiens liés au puissant secteur de l’industrie agroalimentaire, le pouvoir de décision final sur la reconnaissance des territoires indigènes. En vertu des lois actuelles, la FUNAI, le département des affaires indigènes du Brésil, est responsable de la démarcation et de la reconnaissance des territoires indigènes.

L’amendement PEC 215 ferait reculer les droits des Indiens acquis il y a de nombreuses années et serait désastreux pour des groupes tels que les Guarani, les Kaingang et les Munduruku dont les territoires n’ont été que partiellement reconnus.

Il en résulterait de longs retards dans la reconnaissance des droits territoriaux, réduirait la taille des territoires déjà démarqués et provoquerait une vague de violents conflits si ces droits continuaient d’être ignorés.

De nombreux experts juridiques estiment que cet amendement, auquel s’opposent le ministre de la Justice et la FUNAI, est inconstitutionnel.

Ecrivez une lettre au président du Sénat fédéral, le sénateur Eunício Oliveira et au président de la Chambre des députés, Rodrigo Maia, pour les appeler à rejeter l’amendement PEC 215.

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A: Monsieur le Président du Sénat Eunício Oliveira et Monsieur le Président de la Chambre des députés, Rodrigo Maia

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Messieurs,

Je vous prie instamment de faire tout ce qui est en votre pouvoir afin que l'amendement constitutionnel PEC 215 ne soit pas approuvé. De nombreux experts juridiques estiment que cet amendement, auquel s'opposent le ministre de la Justice et la FUNAI, est inconstitutionnel.

Celui-ci représente une grave menace pour les Indiens du Brésil et leur causerait de nombreuses souffrances. Il en résulterait de longs retards dans la reconnaissance de leurs droits territoriaux, réduirait la taille de leurs territoires déjà démarqués et provoquerait une vague de violents conflits si ces droits continuaient d'être ignorés.

Il est vital, pour la survie, les moyens d'existence et le bien-être des Indiens du Brésil que le Congrès fasse respecter leurs droits constitutionnels durement acquis et n'approuve pas l'amendement PEC 215.

Dans cet espoir, je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de ma haute considération.