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Sauvez la forêt des Ayoreo

Le dernier peuple non contacté d’Amérique du Sud, en dehors de l’Amazonie, résiste dans un îlot de forêt qui ne cesse de se rétrécir, alors que les bulldozers qui défrichent les terres pour les éleveurs de bétail se rapprochent rapidement d’eux.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme a ordonné au Paraguay de protéger les terres des Ayoreo, mais des éleveurs bien financés défrichent maintenant la forêt, détruisent les routes, installent des clôtures pour les troupeaux et construisent même d’énormes réservoirs pour le bétail.

Tout cela est illégal, mais le gouvernement ne se soucie guère de faire respecter la loi. La situation du peuple, connue sous le nom d’Ayoreo-Totobiegosode – « gens du lieu des cochons sauvages » – est désormais critique.

La plupart des Ayoreo-Totobiegosode ont été contactés par des missionnaires lors d’une série de chasses à l’homme notoires, il y a quelques décennies, au cours desquelles plusieurs Ayoreo ont été tués. Les survivants ont été chassés de la forêt, mais certains de leurs proches ont réussi à ne pas être contactés et veulent continuer à vivre dans leur forêt.

« Si nos terres ne sont pas protégées, nos [parents non contactés] qui veulent rester dans la forêt ne seront bientôt plus en mesure d’y survivre » a déclaré Orojoi, un chef totobiegosode.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Survival fait campagne pour les droits territoriaux des Ayoreo et une partie de leur territoire est désormais protégée.

Nous avons besoin d’amis et d’alliés dans le monde entier pour faire pression sur les autorités paraguayennes afin qu’elles appliquent la loi et protègent l’ensemble du territoire du peuple contre toute nouvelle destruction.

Si aucune mesure immédiate n’est prise, les perspectives des Ayoreo-Totobiegosode non contactés restants sont sombres.

Envoyez un mail au vice-président et au responsable des affaires autochtones du Paraguay pour leur demander d’agir.

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A: Monsieur le Vice-président Hugo Alberto Velázquez Moreno, Monsieur Edgar Gustavo Olmedo Silva

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Monsieur le Vice-président Hugo Alberto Velázquez Moreno, Monsieur Edgar Gustavo Olmedo Silva

Comme vous le savez, la propriété du territoire du peuple ayoreo totobiegosode (connu sous le nom de PNCAT) aurait dû leur être restituée, à eux, les propriétaires autochtones, il y a des décennies, comme l'établissent le droit international, la législation paraguayenne et votre propre Constitution.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme a également exigé au gouvernement paraguayen de protéger le territoire des Ayoreo. Cependant, le gouvernement n'a pas assumé ses responsabilités et le cœur de leur territoire continue d'être partagées entre cinq entreprises agroalimentaires (Yaguareté Porã S.A., Carlos Casado S.A., River Plate S.A., BBC S.A, et Itapoti S.A.). Il s'agit d'une énorme menace pour la survie des Ayoreo non contactés.

Il est non seulement de votre devoir de restituer les terres à leurs propriétaires légitimes et d'assurer ainsi la survie des derniers peuples non contactés du Paraguay, mais aussi d'aider le pays à lutter contre la déforestation galopante. Les peuples non contactés sont les meilleurs gardiens du monde naturel. En leur restituant leurs terres, vous sauverez leurs vies ainsi que leur forêt.

Je vous exhorte à agir immédiatement pour pour restituer les terres au peuple ayoreo totobiegosode et expulser tous les envahisseurs de leur territoire.

Dans cet espoir, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.