Le gouvernement Bolsonaro et ses alliés envisagent de supprimer une mesure de protection essentielle pour les peuples non contactés du Brésil : les ordonnances de protection des terres (LPO). Actuellement, sept terres de peuples autochtones non contactés sont soumises à cette réglementation.

Ces ordonnances adoptées en urgence sont utilisées pour protéger les territoires des peuples non contactés qui n'ont pas été soumis au long processus de démarcation officielle.

Les LPO interdisent aux bûcherons, mineurs et autres envahisseurs de pénétrer sur les terres des peuples autochtones concernés. Sans cette protection, les forêts seraient complètement détruites – et les peuples qui s'en occupent et en dépendent pour survivre pourraient être anéantis.

 

 

 

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Pourquoi les LPO sont-elles importantes ?

Les ordonnances doivent être renouvelées tous les deux ans. Mais des politiciens et des éleveurs anti-autochtones ont élaboré un plan secret visant à les supprimer afin de pouvoir voler ces terres pour l'élevage, l'exploitation forestière, minière, etc. S'ils y parviennent, cela pourrait entraîner l'extermination de peuples entiers dans le cadre d'un accaparement massif et illégal des terres.

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Les LPO protègent les territoires de sept peuples non contactés…

et 1 million d'hectares de forêt amazonienne.

Quatre ordonnances de protection expireront dans les mois à venir. En 2021, ce sont les ordonnances des territoires autochtones Jacareúba/Katawixi et Pirititi, et début 2022, celles des terres autochtones Ituna Itatá et Piripkura.

L'une d'entre elles protège la forêt où vivent les derniers membres du peuple piripkura. Après une série de massacres, seuls trois membres de ce peuple sont connus, mais d'autres pourraient encore survivre dans les profondeurs de la forêt.

 

Des hommes piripkura, Tamandua et Baita, photographiés lors d'une rencontre avec une unité de la FUNAI. Les deux hommes, qui sont neveu et oncle, ont eu des interactions sporadiques avec l'équipe locale de la FUNAI, mais sont retournés vivre dans la forêt. Leur territoire est protégé par les ordonnances de protection des terres, mais il court le risque imminent d'être envahi par des bûcherons et des accapareurs de terres.Des hommes piripkura, Tamandua et Baita, photographiés lors d'une rencontre avec une unité de la FUNAI. Les deux hommes, qui sont neveu et oncle, ont eu des interactions sporadiques avec l'équipe locale de la FUNAI, mais sont retournés vivre dans la forêt. Leur territoire est protégé par les ordonnances de protection des terres, mais il court le risque imminent d'être envahi par des bûcherons et des accapareurs de terres.

© Bruno Jorge

La suppression des LPO s'inscrit dans la politique délibérée du président Bolsonaro visant à détruire les peuples autochtones du pays et à s'emparer de leurs terres pour le "développement économique".

Votre soutien est vital pour sauver les ordonnances, qui sont tout ce qui sépare ces peuples non contactés d'une mort certaine.

Agissez

Mise à jour
- Le 16 septembre 2021, la FUNAI a renouvelé l’ordonnance de protection des terres autochtones Piripkura, mais pour six mois seulement. L’ordonnance précédente était valable pour trois ans, et un renouvellement pour une durée similaire était attendu.

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