Les enfants guarani souffrent de malnutrition en raison du manque de terre

Au Brésil, un procureur de la République a dénoncé devant une commission d'enquête parlementaire l'échec du gouvernement à démarquer et à protéger les terres des Indiens guarani qui conduit à la malnutrition chronique des enfants guarani.

Le procureur Deborah Duprat a déclaré la semaine dernière : "Ces groupes n'ont pas assez d’espace… ce qui crée des problèmes comme la malnutrition et d'autres maladies". Deborah Duprat s’exprimait peu de temps avant la Journée mondiale de la santé, le 7 avril, qui commémore la création, il y a 60 ans, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Entre janvier et octobre 2007, 16 Guarani âgés de moins d’un an sont morts dans la communauté de Japorã, dans l'Etat du Mato Grosso do Sul. ‘Mato grosso’ signifie ‘forêt dense’, mais les forêts de cet Etat ont été déboisées pour laisser place aux plantations de soja et de canne à sucre ainsi qu’à l'élevage. Les Guarani entassés sur de petits lopins de terre n’ont pas la possibilité de cultiver suffisamment de nourriture.

Les Guarani connaissent également l'un des taux de suicide les plus importants au monde : 1% de leur population s'est donnée la mort entre 1985 et 2000, y compris des enfants d’à peine 9 ans.

Le récent rapport de Survival sur la santé des peuples indigènes ‘Le Progrès peut tuer’ révèle les effets dévastateurs de la privation de terre et du développement forcé sur les peuples indigènes.

Deborah Duprat a exhorté le gouvernement brésilien à respecter la législation internationale en reconnaissant les territoires indigènes.