Devant l’inertie du gouvernement, des Indiens nomades sont frappés par de nouvelles maladies

Les Indiens nomades nukak-makú, l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs au monde, sont affectés par la tuberculose et la varicelle qui menacent gravement leur survie.

Les Nukak ont été installés à la périphérie d’une ville et supplient le gouvernement de les autoriser à retourner dans la forêt amazonienne, sur leur territoire qu’ils ont dû quitter parce qu’ils y étaient pris en étau dans la guerre de la drogue qui sévit en Colombie.

La tuberculose et la varicelle s’ajoutent à une épidémie de grippe qui a touché plus d’un quart du groupe il y a quelques semaines, à la mort d’un enfant de 9 ans et au suicide, par désespoir de ne pouvoir retourner chez lui, d’un leader nukak.

Depuis leur premier contact avec le monde extérieur en 1988, les Nukak, qui représentaient alors une population de 1 200 personnes, ont été, comme tous les peuples isolés, très vulnérables aux maladies telles que le paludisme ou la grippe contre lesquelles ils ne sont pas immunisés. Ils ne sont plus aujourd’hui que 500.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Bien que le gouvernement procure aux réfugiés nukak de la nourriture et une assistance médicale, il doit réaliser que rien de tout cela, distribué à la périphérie d’une ville, n’assurera leur survie en tant que peuple. Les Nukak doivent pour cela pouvoir retourner chez eux en toute sécurité et avoir accès à une indispensable assistance médicale ».

Photos disponibles. Un chargé de campagne de Survival s'est récemment rendu sur place.

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