Des juges autorisent des Indiens à rester sur leur territoire ancestral

Fillettes guarani

Fillettes guarani

© Survival

Des juges brésiliens ont autorisé une communauté d’Indiens guarani à rester sur leur terre ancestrale qu’ils ont réoccupée après avoir été forcés de vivre dans un campement de fortune pendant plus d’un an et demi

Les juges ont suspendu une ordonnance d’expulsion qui obligeait les Indiens à quitter leurs terres pour être confrontés à des conditions de vie déplorables le long d’une route ou dans une réserve surpeuplée.

Les 170 Guarani de la communauté de Laranjeira Ñanderu peuvent désormais rester sur une petite parcelle de leur terre, jusqu’à ce que des études foncières complémentaires soient effectuées. Leur territoire est actuellement occupé par une ferme d’élevage.

Dix délégués guarani se sont rendus à São Paulo pour assister à la prise de décision des juges.

Un Guarani de Laranjeira Ñanderu a dit : ‘Que des études soient réalisées pour montrer que nous avons droit à nos terres ancestrales, c’est là notre plus grand rêve et rien d’autre’.

Cette décision fait suite à une intervention des Guarani, appuyés par Survival International, l’ONG brésilienne CIMI et d’autres organisations.

Les autorités brésiliennes sont tenues de cartographier et de protéger toutes les terres guarani pour les réserver à leur usage exclusif.

Ecouter un Indien guarani de Laranjeira Ñanderu parler de la nécessité pour sa communauté de vivre sur sa terre ancestrale