En images : cérémonies indigènes - un éclairage sur la diversité humaine

Les Enawene Nawe du Brésil se réunissent à lextérieur de la maison des flûtes sacrées pour célébrer le Yãkwa, la plus importante cérémonie de pêche de lannée.

Les Enawene Nawe du Brésil se réunissent à lextérieur de la maison des flûtes sacrées pour célébrer le Yãkwa, la plus importante cérémonie de pêche de lannée.
© Fiona Watson/Survival

Alors que durant tout l’été de nombreux festivals ont réuni des dizaines de milliers de participants dans le monde entier, Survival International met en relief avec une nouvelle galerie photo la diversité des modes de vie des peuples indigènes à travers leurs rituels et leurs cérémonies.

Cette galerie photo donne un aperçu unique de quelques cérémonies et rituels indigènes en hommage à la terre qui subvient à leurs besoins et aux esprits qui veillent sur eux. Elle met également en lumière certaines des menaces qui pèsent aujourd’hui sur les peuples expulsés de leurs terres ancestrales.

La galerie présente, entre autres, le rituel de pêche Yãkwa d’une durée de quatre mois des Indiens enawene nawe du Brésil, durant lequel ils procèdent à des échanges de nourriture avec les esprits souterrains. Elle évoque également les cérémonies sacrificielles et de récoltes des Dongria Kondh d’Inde durant lesquelles un homme consacré court sur des charbons ardents; elle présente aussi les danses de transe des Bushmen d’Afrique australe qui apportent aux danseurs une énergie débordante.

En Ethiopie, dans la vallée inférieure de lOmo, avant de pouvoir prendre épouse, un Hamar doit sélancer à saute-mouton sur une rangée de bovins.

En Ethiopie, dans la vallée inférieure de lOmo, avant de pouvoir prendre épouse, un Hamar doit sélancer à saute-mouton sur une rangée de bovins.

© Mario Gerth/Survival

Des images surprenantes montrent le rite de passage à l’âge adulte des jeunes Maasai lors de la cérémonie e unoto et comment les hommes hamar d’Ethiopie font preuve de courage et de force en s’élançant à quatre reprises à saute-mouton sur une rangée de bovins avant de pouvoir prendre épouse.

Mais lorsque les peuples indigènes sont expulsés de leurs territoires qui sont détruits au nom du ‘progrès’, ce qui a été le cas pendant des siècles, ils perdent non seulement leurs moyens de subsistance mais également leur identité qu’ils expriment durant leurs cérémonies.

Les Awá du Brésil sont considérés comme la tribu la plus menacée au monde, leurs forêts disparaissent plus vite qu’aucune autre en Amazonie brésilienne et ils sont en butte à de constantes attaques des bûcherons clandestins qui envahissent leurs forêts; les Dongria Kondh se sont battus pendant près d’une décennie pour protéger leurs collines sacrées de Niyamgiri contre un projet de mine de bauxite à ciel ouvert.

Lors du rituel de pleine lune des Indiens awá, les hommes ornent leurs cheveux de plumes de vautour royal. Les Awá sont considérés comme la tribu la plus menacée au monde en raison de la déforestation massive de leur territoire.

Lors du rituel de pleine lune des Indiens awá, les hommes ornent leurs cheveux de plumes de vautour royal. Les Awá sont considérés comme la tribu la plus menacée au monde en raison de la déforestation massive de leur territoire.
© Survival

Afin de pouvoir continuer à célébrer leurs cérémonies, les peuples indigènes ont besoin du soutien des gouvernements et du plus grand nombre pour que leurs terres soient protégées et leurs droits fondamentaux reconnus et garantis. Survival International soutient leurs luttes depuis plus de quarante ans.

Davi Kopenawa, chamane et porte-parole yanomami, explique : ‘Si nous chantons avec des voix différentes, nous célébrons la même Terre’.

Note aux rédactions :

Contacter [email protected] pour la publication des images de notre galerie photos.