A l’occasion de la journée mondiale de l’Environnement, Survival livre un aperçu des savoirs écologiques indigènes

Un Awá fabriquant des flèches, Brésil. Les Awá connaissent intimement la forêt et sont d’excellents chasseurs.

Un Awá fabriquant des flèches, Brésil. Les Awá connaissent intimement la forêt et sont d’excellents chasseurs.

© Survival International

Pour célébrer la journée mondiale de l’Environnement, Survival met en valeur des exemples marquants de savoirs écologiques des peuples indigènes.

- Les Indiens awá du nord-est de la forêt amazonienne du Brésil ont l’usage d’au moins 275 plantes et connaissent une trentaine d’espèces d’abeilles productrices de miel. Chaque abeille est associée à un autre animal de la forêt tel que la tortue ou le tapir. Pour en savoir plus.

- Les Pygmées baka d’Afrique centrale consomment 14 variétés de miel sauvage et connaissent plus de 10 variétés d’igname sauvage. Ils laissent une partie intacte de la racine dans la terre – l’un des aliments favoris des éléphants et des sangliers. Pour en savoir plus.

Une mère bushman et son enfant cueillent des baies dans la réserve du Kalahari central.

Une mère bushman et son enfant cueillent des baies dans la réserve du Kalahari central.

© Philippe Clotuche/Survival

- Les Bushmen du Botswana consomment plus de 150 variétés de plantes et leur régime alimentaire est riche en vitamines et en nutriments. Pourtant, les derniers chasseurs-cueilleurs d’Afrique sub-saharienne sont maltraités, torturés et arrêtés lorsqu’ils sont surpris en train de chasser pour nourrir leurs familles. Pour en savoir plus.

- En Inde, les Baiga ont lancé un projet visant à ‘sauver leur forêt du Département des Forêts’ – en imposant une réglementation destinée aux membres de leur communauté et aux étrangers afin de préserver la forêt et sa biodiversité. Ainsi, la quantité d’eau potable disponible a augmenté et ils ont pu cueillir davantage de plantes comestibles et médicinales dans la forêt. Pour en savoir plus.

Une femme baiga contemple la forêt de sa tribu. Des milliers de Baiga ont été expulsés au nom de la protection des tigres.

Une femme baiga contemple la forêt de sa tribu. Des milliers de Baiga ont été expulsés au nom de la protection des tigres.

© Harshit Charles/ Survival

Il existe bien d’autres exemples qui attestent que les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et les meilleurs gardiens du monde naturel – des images satellite et des études ont montré que les peuples indigènes constituaient un obstacle vital à la déforestation de leurs terres. Pourtant, ils continuent d’être illégalement expulsés de leurs territoires ancestraux au nom de la protection de la nature. On affirme souvent, à tort, que leurs territoires sont vierges alors qu’ils en dépendent et les gèrent depuis des millénaires.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les peuples indigènes savent mieux que quiconque prendre soin de leur environnement – ils en dépendent et le gèrent depuis des millénaires. Pour une pratique efficace de la préservation de l’environnement les acteurs de la protection de la nature devraient avant tout se soucier de l’opinion et des besoins réels des peuples indigènes pour protéger leur territoire et être prêts à les soutenir autant que possible. Il est urgent de repenser la protection de la nature.

Notes aux rédactions :

- Voir la galerie des savoirs écologiques indigènes.
- De nombreuses personnalités, des organisations indigènes et des milliers de sympathisants de Survival ont rejoint notre appel pour une nouvelle approche de la protection de la nature dont les peuples indigènes seraient les principaux acteurs.
- ‘Pygmée’ est un terme générique couramment employé pour désigner les peuples de chasseurs-cueilleurs du bassin du Congo et d’Afrique centrale. Ce terme est considéré comme péjoratif et est évité par certains groupes mais considéré par d’autres comme un facteur d’identité. En savoir plus.