Nations unies : les peuples indigènes devraient pouvoir choisir leur propre avenir

À l'occasion de la troisième conférence sur la civilisation mondiale organisée à Londres par le British Museum, le Haut Commissaire pour les droits de l'homme des Nations unies, le brésilien Sergio Vieira de Mello, a déclaré que : ‘Un développement humain réel n'est possible que si les peuples sont libres de participer aux prises de décisions qui influent sur leurs vies'.

Le discours de M. Vieira de Mello est un nouveau coup porté au gouvernement du Botswana qui a expulsé l'année dernière des communautés bushmen de leurs terres ancestrales au nom du ‘développement'.

Le Haut Commissaire a poursuivi en indiquant que son propre pays ‘avait, pendant des décennies et même des siècles, mené des politiques de développement affectant et marginalisant ses premiers habitants… [le corps constitué brésilien] … a été l'une des principales causes de la destruction… des communautés et des modes de vie indigènes.'

‘Il n'est pas facile de trouver le juste équilibre entre protéger les droits des peuples indigènes, assurer les obligations légitimes du gouvernement envers tous ses citoyens et dans le même temps ne pas entraver l'esprit d'entreprise et le développement' a déclaré M. Vieira de Mello. ‘Certaines conditions sont néanmoins évidentes… Le consentement préalable et informé des communautés concernées est un idéal vers lequel nous devrions tendre'.

Pourtant, aucune communauté bushman de la Réserve du Kalahari central n'a été consultée sur un projet d'exploration diamantifère, approuvée par la Banque mondiale le mois dernier, dans la région dont de nombreux Bushmen ont été expulsés contre leur volonté.

Le Botswana avait également été sévèrement critiqué l'an dernier par le rapporteur spécial des Nations unies sur les peuples indigènes, Rodolfo Stavenhagen, qui s'était inquiété de la ‘survie des Bushmen en tant que peuple menacé par les politiques assimilationnistes du gouvernement'.