Survival : le Commonwealth doit respecter la législation internationale

À l'occasion de la journée du Commonwealth le 13 mars, Survival International appelle les pays du Commonwealth à rayer définitivement de leur histoire le génocide des peuples indigènes en adoptant un texte international. Seuls deux pays membres du Commonwealth, les îles Fidji et la République Dominicaine, ont ratifié le texte international de référence protégeant les droits des peuples indigènes, la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail.

Des peuples indigènes ou tribaux sont présents dans de nombreux pays du Commonwealth, par exemple en Australie, au Bangladesh, au Botswana, au Canada, au Guyana, en Inde ou en Nouvelle-Zélande. Les politiques des autres pays membres comme le Royaume-Uni ont un impact direct sur les peuples indigènes à travers leur aide au développement et leur contribution aux Nations unies. Pourtant, l'ensemble des pays membres, excepté les deux Etats précédemment cités, ont refusé de signer la Convention.

La Convention 169 de l'OIT affirme que ‘Les droits de propriété et de possession sur les terres qu'ils occupent traditionnellement doivent être reconnus aux peuples concernés'. Elle contraint les gouvernements à reconnaître ces terres et à protéger ces droits. Dix-sept pays ont ratifié la Convention dont l'Argentine, le Brésil, le Danemark, les Pays-bas et la Norvège.

Stephen Corry, directeur de Survival international, a déclaré aujourd'hui : ‘L'empire britannique est responsable de la disparition d'un nombre infini de peuples, à tout jamais rayés de la surface du globe. Mais on ne peut revenir sur le passé. Aujourd'hui, si la situation de nombreux peuples dans les anciennes colonies a progressé, la tragédie continue. Le Botswana, par exemple, poursuit sa politique d'anéantissement des Bushmen gana et gwi et le gouvernement britannique y assiste sans le moindre murmure de désapprobation.

Si le Commonwealth soutient les droits de l'homme comme il est supposé le faire, il est alors grand temps pour tous ses membres de respecter ceux des peuples indigènes qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui. Tous les Etats membres devraient ratifier la Convention internationale sur les peuples indigènes sans attendre que plusieurs siècles ne s'écoulent, emportant avec eux des peuples dans l'oubli'.