Un parti d’opposition condamne l’expulsion des Bushmen

L'un des principaux partis d'opposition du Botswana, le Botswana Congress Party (BCP), a condamné l'expulsion, par le gouvernement, des Bushmen de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Kesitegile Gobotswang, président du BCP, qui a récemment dirigé, dans la Réserve du Kalahari et dans les camps de relocalisation, une mission d'enquête visant à consulter directement les Bushmen a déclaré que ces derniers ne devaient pas être assimilés ou intégrés de force à la société botswanaise dominante. Il a appelé le gouvernement à reconnaître les Bushmen en tant que peuple indigène du Botswana.

Selon les membres de la mission, la relocalisation des Bushmen n'a eu comme résultat qu'un immense coût social, économique et culturel.

Kesitegile Gobotswang a ajouté qu'imposer un nouveau mode de vie à un peuple pouvait lui être fatal et a dénoncé les conditions de vie des Bushmen dans les camps de relocalisation où ‘les actes de violence se multiplient en raison du taux élévé d'alcoolisme' et où ‘il est à craindre l'extinction de leur langue'.

La mission a constaté qu'aucune véritable négociation n'avait eu lieu entre le gouvernement et les Bushmen en dehors ‘des appels constants des ONG au nom des Bushmen ».

Ses conclusions contredisent catégoriquement les affirmations de Ditshwanelo, une organisation botswanaise de droits de l'homme, selon lesquelles la campagne de Survival en faveur des Bushmen avait fait échouer les négociations entre ces derniers et le gouvernement. ‘Il apparaît que Survival ne s'est impliquée qu'après l'échec des négociations dû à la déloyauté du gouvenement.'

Cliquez ici pour lire l'article du quotidien botswanais Mmegi sur le rapport de la mission d'enquête du BCP (en anglais).