Le préjudice de l'esclavage s'applique aux peuples indigènes

A l’occasion de la journée commémorative de l’esclavage et de son abolition décrétée par les Nations-Unies, Survival rendra public, demain, un rapport comparant les arguments qui ont légitimé l’expulsion des Bushmen du Kalahari à ceux qui étaient avancés pour justifier la traite des esclaves.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : "Il est troublant de constater combien les arguments du gouvernement botswanais justifiant sa politique se rapprochent de ceux qui furent avancés par les promoteurs de la traite négrière transatlantique. Dans les deux cas, l’un comme l’autre ont perçu les victimes comme fondamentalement inférieures et ont prétendu qu’il était de leur devoir de les ‘civiliser'".

Le rapport compare, par exemple, les planteurs et les négociants des Antilles qui, en 1833, prétendaient que l’esclavage était ‘nécessaire et indispensable à l’objectif à atteindre d’élever le Nègre au niveau de la société’, avec celle d’un ministre du gouvernement botswanais prétendant que spolier les Bushmen de leur terre les ‘élèvera à un autre stade’.

Le rapport (en anglais) peut être téléchargé à l'adresse suivante : https://www.survival-international.org/material/557