Des milliers de personnes en fuite dans les Hautes Terres


Au moins trois Papous, dont un pasteur, ont été tués au cours d'une offensive de l'armée indonésienne dans les hautes terres centrales de Papouasie. 5 000 indigènes se sont réfugiés dans les montagnes où ils sont en proie à la famine de crainte d'être pris pour cible par l'armée. Selon certaines sources, il y aurait 13 enfants et 2 adultes parmi les victimes.

L'opération militaire semble être liée à l'assassinat de 5 ouvriers indonésiens de la voirie qu'auraient perpétré des membres de la guérilla papoue de l'OPM (Mouvement pour une Papouasie libre). Cependant, la plupart des observateurs sont convaincus que ces assassinats sont le fait de milices soutenues par l'armée indonésienne. Cette dernière pourrait tenter d'exercer des pressions sur Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien nouvellement élu, afin qu'il abandonne son plan de résolution pacifique du conflit en Papouasie. Le riche potentiel en ressources naturelles de Papouasie contribue à augmenter les revenus des militaires qui se livrent à l'exploitation illégale de la forêt et assurent la sécurité de la mine de cuivre et d'or Grasberg, un condominium anglo-américain.