Survival exhorte l'Union européenne à respecter les droits des peuples indigènes de Bornéo

Un bûcheron manipule les arbres abattus en territoire penan.
Un bûcheron manipule les arbres abattus en territoire penan.
© Andy Rain/Nick Rain/Survival

Survival International appelle l’Union européenne à ne pas signer d’accord d’exploitation forestière avec la Malaisie tant qu’elle n’aura pas garanti les droits des peuples indigènes de l’île de Bornéo.

La Malaisie tente de négocier avec l’Union européenne un accord de partenariat bilatéral relatif à l’application des réglementations forestières conforme aux normes légales européennes. Mais les peuples indigènes craignent que cet accord ne tienne pas compte de la non reconnaissance de leurs droits par le gouvernement du Sarawak.

Depuis des décennies, le gouvernement du Sarawak attribue des licences d’exploitation forestière sur les territoires des peuples indigènes sans leur consentement libre, préalable et informé. Les chasseurs-cueilleurs penan sont particulièrement affectés par les compagnies forestières qui détruisent les forêts dont ils dépendent.

Les organisations indigènes de Malaisie appellent également ’l’Union européenne à garantir qu’aucun accord ne sera signé tant qu’elle ne sera pas parvenue à ‘forcer’ leur gouvernement à reconnaître les droits des peuples indigènes.

Dans une lettre adressée à l’Union européenne, Stephen Corry, directeur de Survival International, demande que ne soit pas signé ’d’Accord de partenariat volontaire’ avec la Malaisie ‘tant que le gouvernement malaisien n’aura pas reconnu et garanti les droits territoriaux des peuples indigènes et tant qu’il ne sera pas mis fin à l’exploitation forestière des territoires penan et ceux des autres tribus indigènes sans leur consentement libre, préalable et informé’.