Le Brésil veut infliger aux Indiens le même traitement que l'Australie a réservé aux Aborigènes

Raoni, leader kayapó. Les Kayapó sont lun des nombreux peuples dont le mode de vie sera anéanti avec la construction du barrage de Belo Monte.
Raoni, leader kayapó. Les Kayapó sont lun des nombreux peuples dont le mode de vie sera anéanti avec la construction du barrage de Belo Monte.
© Antonio Bonsorte/Amazon Watch

Un fonctionnaire du gouvernement brésilien a suggéré que le Brésil traite les Indiens comme l’Australie a traité les Aborigènes.

Curt Trennepohl, président de l’agence environnementale IBAMA, a acquiescé lorsqu’un journaliste australien lui a demandé s’il comptait faire subir aux Indiens le même traitement que l’Australie a réservé aux Aborigènes.

Dans la même entrevue, concernant les impacts du barrage de Belo Monte sur les Indiens d’Amazonie, Trennepohl a déclaré que son rôle n’était pas de protéger l’environnement, mais plutôt de ‘minimiser les impacts’.

S’il est construit, le barrage de Belo Monte dévastera une grande partie de la forêt amazonienne dont dépendent des milliers d’Indiens pour leur survie.

Les communautés indigènes n’ont pas été consultées à ce sujet. Elles ont organisé plusieurs manifestations contre le barrage, au Brésil et en Europe. Les Indiens kayapó ont prévenu que si la construction du barrage a lieu, le Xingu deviendra une ‘rivière de sang’.

L’ancien président d’IBAMA a démissionné il y a quelques mois, probablement à la suite des pressions exercées par le ministère des Mines et de l’Energie et de la nouvelle Présidente Dilma Rousseff pour permettre la construction du barrage malgré une forte opposition.

De nombreux Aborigènes d’Australie ont été décimés suite à la spoliation de leur terre, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Aujourd’hui, de nombreuses communautés vivent dans des conditions désastreuses avec une espérance de vie bien en dessous de la moyenne nationale.