Le contact avec le monde extérieur détruit les survivants du tsunami

femme et enfant onge
femme et enfant onge
© Survival

Le contact avec le monde extérieur représente un danger mortel pour les tribus des îles Adaman qui ont pourtant survécu au tsunami en 2004.

Huit membres de la tribu Onge sont morts après avoir ingurgité le liquide d’un récipient que la mer avait rejeté sur le rivage.

En décembre 2004, les Onge avaient réchappé au tsunami qui avait ravagé les côtes de l'Océan indien en se réfugiant dans les hautes terres de leur île. Les Onge récemment morts d’empoisonnement représentent huit pour cent de la population de la tribu; on dénombrait environ cent Onge avant cette tragédie.

En novembre, un conflit avec des braconniers qui pêchaient dans la réserve jarawa a fait un mort dans chaque camp.

L'invasion du territoire jarawa par les braconniers constitue une grave menace pour cette tribu qui non seulement voit ses ressources alimentaires disparaître à vive allure mais risque d’être mêlée à de nouveaux conflits et de contracter des maladies contre lesquelles ses membres n'ont aucune immunité. On dénombre 320 Jarawa qui n'ont que de très rares contacts avec le monde extérieur depuis une dizaine d'années.

Voir la vidéo d’un Jarawa témoignant sur le braconnage

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Par une amère ironie, ces tribus qui ont fait la une des médias pour avoir réchappé au tsunami sont aujourd’hui menacées par le contact avec le monde extérieur. Elles vivent dans les îles Adaman depuis plus de 60 000 ans – il faut protéger leurs terres pour éviter qu’elles ne disparaissent".