Les États-Unis et le Royaume-Uni s’opposent aux droits des peuples indigènes

À l'occasion de la journée des droits de l'homme des Nations-Unies (le 10
décembre), les peuples indigènes exhortent le gouvernement britannique à
cesser de suivre la position des Etats-Unis qui s'opposent à la
reconnaissance de leurs droits. Le Royaume- Uni et les Etats-Unis bloquent
actuellement le processus d'élaboration de la Déclaration des droits des
peuples indigènes en niant l'existence des droits collectifs alors que ces
derniers sont essentiels à leur survie en tant que peuples.
 
L'année 2004 marque la fin de la décennie que les Nations unies ont
consacrée aux peuples indigènes durant laquelle devait être élaborée, avec
la contribution de plusieurs centaines de représentants indigènes, une
Déclaration de leurs droits à l'instar de la Déclaration universelle des
droits de l'homme. Lorsqu'il sera enfin approuvé, ce texte marquera un
tournant décisif pour les peuples indigènes. Pourtant, le Royaume uni et les
Etats-Unis ont une fois encore freiné son avancement lors de la dernière
réunion de travail à Genève la semaine dernière.
 
Dalee Sambo Dorough, représentante inuit,  a déclaré « La politique
extérieure britannique consiste-t-elle uniquement à suivre les Etats-Unis ?
Ils protègent les profits des multinationales mais pas les droits de
l'Homme… Est-ce comme cela que Tony Blair veut diffuser ‘les valeurs de
liberté, de démocratie, du respect de la loi et de la justice pour les
opprimés' ?
».
 
Armand MacKenzie, un porte-parole innu du Québec a ajouté « Nos sociétés
sont fondées sur le partage et la propriété collective de la terre. Le
chasseur partage sa prise parce qu'il peut demain dépendre de quelqu'un
d'autre. La notion de réussite individuelle aux dépens des autres nous est
étrangère
».

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