Une organisation indigène refuse la présence de Perenco sur les terres indiennes

Homme nahua, Pérou. Plus de 50% des Nahua sont morts suite au premier contact avec le monde extérieur, en 1984
Homme nahua, Pérou. Plus de 50% des Nahua sont morts suite au premier contact avec le monde extérieur, en 1984
© Survlval

Une organisation indigène péruvienne exige que les compagnies cessent de pénétrer sur les territoires des Indiens sans leur autorisation en citant l’exemple de la compagnie franco-britannique Perenco.

Cette revendication a été formulée dans une déclaration de l’ORPIO, organisation indigène basée dans le département de Loreto, au nord du Pérou, et affiliée à l’AIDESEP, l’organisation nationale des Indiens d’Amazonie péruvienne.

ORPIO appelle à ‘la fin de l’interférence des compagnies pétrolières qui ne cessent de pénétrer sur nos terres sans notre consultation préalable, comme l’exige la législation, notamment dans la concession dite ‘Lot 121’ où Perenco est en conflit avec les organisations locales’.

Perenco qui est également actif dans le ‘Lot 67’ attenant au ‘Lot 121’ s’est heurté à de sévères critiques. Le ‘Lot 67’ est en effet le territoire d’au moins deux groupes d’Indiens isolés. L’AIDESEP a fait appel à la Cour constitutionnelle péruvienne pour faire cesser les opérations de Perenco ainsi qu’à la plus haute instance judiciaire d’Amérique latine, la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Perenco continue de nier la présence d’Indiens isolés dans cette région.

Lire la déclaration d’ORPIO