Droits des peuples indigènes : De Beers fait machine arrière

De Beers est cette semaine revenue sur son refus de reconnaître les droits des peuples indigènes en Afrique australe.

En octobre 2002, la prestigieuse société avait affirmé à Survival International ne pas avoir de politique sur les droits des peuples indigènes en Afrique australe car cela équivaudrait à une logique "d'apartheid".

Assistant, cette semaine, à une présentation de Survival devant un groupe de travail sur le Botswana composé de parlementaires britanniques, des représentants de De Beers ont démenti la déclaration de 2002. Toujours cette semaine, le directeur général Nicky Oppenheimer, à qui une radio canadienne demandait s'il était vrai que De Beers ne soutenait pas les droits des peuples indigènes en Afrique, a laissé entendre que sa société étudiait actuellement une politique sur le sujet.

Le directeur de Survival International, Stephen Corry, constate que "concernant les droits des peuples indigènes, De Beers est en retard de plusieurs décennies sur l'opinion internationale. Il est inadmissible de prétendre que ces droits n'existent pas. Une compagnie minière comme Rio Tinto, par exemple, s'est récemment engagée à ne pas exploiter les terres des Aborigènes mirrar en Australie sans leur accord".

De Beers et ses filiales possèdent licences et concessions d'exploration diamantifères sur les terres ancestrales des Bushmen gana et gwi du Botswana. Les Bushmen ont été expulsés de leur terre en 2002 et forcés de vivre dans des camps où ils sont réduits à la mendicité et à la prostitution.

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