Une épidémie mortelle frappe des dizaines de Yanomami

Une mère et son enfant yanomami
Une mère et son enfant yanomami
© Steve Cox/Survival

Les Indiens yanomami d’Amazonie vénézuélienne ont annoncé que des dizaines de membres de leur communauté avaient succombé à une épidémie qui pourrait être de paludisme.

‘Il reste encore de nombreux malades’, a annoncé l’infirmier yanomami Andres Blanco à l’Associated Press (AP) vendredi dernier.

Andres Blanco a marché pendant plusieurs jours pour atteindre la région affectée. Il a déclaré à l’AP que lorsqu’il y était arrivé à la mi-octobre, les leaders yanomami lui annoncèrent que 51 personnes étaient mortes dans trois villages dont la population totale était d’environ 200. Le nombre exact de morts reste indéterminé.

‘Je n’ai jamais vu une telle hécatombe’, a déclaré Shatiwe Luis Ahiwei, un autre agent de santé yanomami.

Les Yanomami constituent l’un des plus grands peuples amazoniens à avoir conservé leur mode de vie traditionnel; ils représentent une population d’environ 33 000 personnes réparties de part et d’autre de la frontière entre le Venezuela et le Brésil. En raison de leur isolement relatif, ils ont très peu d’immunité contre les maladies allogènes.

Dans les années 1980 et 1990, plus d’un millier de Yanomami (soit un cinquième de leur population) périrent au Brésil sous le coup des maladies telles que la grippe et le paludisme et des violences qui accompagnèrent l’invasion de leur territoire par des dizaines de milliers de chercheurs d’or. Leur avenir ne fut garanti qu’après une campagne d’envergure menée par les Yanomami eux-mêmes avec le soutien de Survival et de l’ONG brésilienne Commission Pro Yanomami.

L’assistance médicale reste encore très précaire des deux côtés de la frontière.