La police attaque la communauté autochtone kinikinawa au Brésil

Un Kinikinawa saigne des suites de blessures à la tête alors que la police attaque sa communauté.

Un Kinikinawa saigne des suites de blessures à la tête alors que la police attaque sa communauté.

© Kinikinawa

Des informations font actuellement surface selon lesquelles des policiers lourdement armés auraient attaqué des autochtones kinikinawa sur leurs terres situées dans le centre-ouest du Brésil, terrorisant la communauté et blessant plusieurs personnes.

Une séquence vidéo montre les policiers arrivant dans plusieurs véhicules et un hélicoptère, ainsi qu’un homme kinikinawa saignant, blessé à la tête.

Il a déclaré : « Je suis en train de verser du sang sur ma terre. Nous ne cesserons pas de nous battre. » 

Hier (le 1er août 2019), les Kinikinawa ont réoccupé une partie de leur terre ancestrale, qui leur avait été volée il y a des années pour faire place à des éleveurs. Peu de temps après que les Kinikinawa aient procédé à leur opération, la police est arrivée et les a attaqués.

On pense que la police n’avait pas reçu l’ordre officiel d’un juge d’« expulser » les Kinikinawa du territoire réoccupé et agissait au lieu de cela sur ordre d’un maire et éleveur local.

Une séquence vidéo et des photos montrent des policiers arrivant à bord dun hélicoptère et de plusieurs véhicules terrestres.

Une séquence vidéo et des photos montrent des policiers arrivant à bord dun hélicoptère et de plusieurs véhicules terrestres.

© Kinikinawa

Un message audio ayant fuité semble montrer le maire déclarant, juste avant l’attaque, que les Kinikinawa seraient « expulsés, de gré ou de force » et notifiant à d’autres qu’il y a « deux bus pour prendre 90 agents de police et qu’il y en a déjà 40 là-bas, donc que]
les [Kinikinawa] seraient expulsés. (…) C’est une bonne nouvelle et le gouvernement doit prendre position et instaurer la paix et l’ordre pour tous ceux qui vivent dans ce pays. » 

Le peuple autochtone voisin, les Guarani, a publié une déclaration dans laquelle il exprime sa colère : « Les éleveurs et la police agissent illégalement et attaquent les autochtones. Depuis des décennies, nous réclamons la restitution de nos terres, conformément au droit national et international, mais nous avons été ignorés. Nos terres sont toujours envahies et occupées par des éleveurs et des politiciens, donc nous réoccupons nos terres. Nous résisterons et nous répondrons à la guerre des éleveurs contre nous, peuples autochtones. » 

Le président Bolsonaro a pratiquement déclaré la guerre à la population autochtone du Brésil. Le nombre d’invasions territoriales et d’attaques contre les peuples autochtones a explosé depuis sa prise de fonction le 1er janvier 2019.

Les peuples autochtones du Brésil et leurs sympathisants du monde entier font campagne pour stopper le génocide au Brésil. #StopBrazilsGenocide