Mise en garde contre les dangers encourus par les Indiens non contactés

Une organisation indigène nationale exhorte le gouvernement péruvien à protéger les groupes d'Indiens non contactés vivant dans les zones les plus reculées d'Amazonie.

Invoquant que l'exploitation d'acajou et l'exploration pétrolière sont les deux principales menaces auxquelles sont confrontés les Indiens, l'Association interethnique pour le développement de la forêt péruvienne (AIDESEP) a alerté le gouvernement sur les graves dangers qui pèsent sur la vie et la santé des groupes non contactés.

L'AIDESEP appelle le gouvernement à tenir compte de l’avis de la Commission interaméricaine des droits de l’homme qui a récemment recommandé à ce dernier de « prendre les mesures nécessaires pour garantir la vie et l'intégrité physique » des Indiens isolés vivant dans des territoires du sud-est du pays envahis par des exploitants forestiers clandestins.

L'AIDESEP appelle également le gouvernement à interdire l'exploration pétrolière dans d'autres régions du pays où vivent des Indiens non contactés et à suspendre les activités pétrolières des compagnies Repsol (espagnole) et Barrett Resources (nord-américaine) à la frontière équatorienne. Barett y a découvert l'an dernier un gisement de pétrole considéré comme l’un des plus importants au Pérou depuis 30 ans. Deux groupes d’Indiens non contactés vivent dans cette région.

N’étant pas immunisés contre les maladies importées de l'extérieur, les Indiens sont particulièrement vulnérables à toute forme de contact, même bref. Plus de la moitié des Nahua sont morts après avoir été contactés pour la première fois dans les années 1980 lors de l'exploration pétrolière de leurs terres.