Des députés britanniques se mobilisent aux côtés de Survival

L’actrice Julie Christie, ambassadrice de Survival a participé avant-hier à une réunion organisée à la Chambre des Communes de Londres par Survival et le groupe interparlementaire britannique sur les peuples indigènes qui mène campagne pour la ratification de la Convention 169 de l’Organisation internationale du Travail.

Le Royaume-Uni a refusé de ratifier cette Convention sous prétexte qu’il n’y a pas de peuples indigènes dans le pays, ne tenant aucun compte de l’impact que peuvent avoir les compagnies britanniques et les projets de développement sur la vie des peuples indigènes du monde entier.

Cette réunion a également été l’occasion pour Survival de présenter le cas des Dongria Kondh, de l'Etat de l'Orissa en Inde, menacés par le projet d’exploitation minière de leur montagne sacrée par la compagnie britannique Vedanta.

Lal Amlai, porte-parole bawm, l’une des 11 tribus jumma des Chittagong Hill Tracts au Bangladesh, s'est aussi adressé aux députés et pairs britanniques pour les informer de la violente répression que subit son peuple.

Depuis 60 ans, des centaines de milliers de colons bengalis ont été installés dans les Hill Tracts, au détriment des peuples jumma qui en ont été expulsés. En 1997, le gouvernement avait signé un Accord de paix avec les Jumma par lequel il s’engageait à retirer les camps militaires installés dans la région et à mettre un terme à la spoliation de leurs terres par les colons et l’armée. Pourtant, les camps militaires sont toujours basés dans les Hill Tracts et les violences et les spoliations n’ont pas cessé. Depuis que l'état d'urgence a été déclaré en janvier 2007, les mauvais traitements se sont multipliés.

Lal Amlai qui est le premier représentant bawm à s’être rendu au Royaume-Uni a déclaré : « L’armée a continué à favoriser la colonisation, même si elle était supposée la stopper depuis plusieurs années. Ce qui a rendu les Jumma minoritaires sur leur propre terre et généré de nombreux conflits qui se sont récemment traduits par l’incendie de sept villages et des mauvais traitements infligés par les colons aux femmes, aux enfants et aux hommes jumma de Sajek sous les yeux des militaires ».