La découverte de flèches confirme la fuite des Indiens isolés au Brésil

La découverte de flèches par des fonctionnaires du gouvernement dans l’une des zones les plus reculées d’Amazonie brésilienne prouve que des Indiens isolés du Pérou s‘enfuient au Brésil.

Les flèches ont été retrouvées par des membres du département brésilien des affaires indiennes (FUNAI), près d’un poste de protection établi pour surveiller les mouvements des Indiens non contactés de la région. Selon le chef de poste, José Carlos Meirelles Jr, ces flèches sont différentes de celles qu’utilisent les groupes non contactés du côté brésilien de la frontière.

Des traces de pas, les restes d’un feu et le campement où de six à sept Indiens ont passé la nuit sur les berges de la rivière ont également été découverts.

Il est fort probable que les Indiens se soient enfuis du Pérou pour échapper à la déforestation illégale de leur territoire. Il y a quelques mois, des abris construits par des Indiens non contactés du Pérou ont été photographiés en territoire brésilien à cinq kilomètres de la frontière. L’exploitation forestière dans la région a déjà occasionné des contacts désastreux avec les Indiens murunahua à la suite desquels plus de la moitié d’entre eux ont péri.

Les flèches ont été trouvées dans la région où des photos aériennes d’un groupe d’Indiens brésiliens isolés ont récemment fait la une des médias internationaux. Immédiatement après, le gouvernement péruvien s'est engagé à mener une enquête sur l’exploitation forestière illégale, mais à ce jour, il n’a entrepris aucune action en conséquence.

Le président péruvien, Alan Garcia a publiquement affirmé que les peuples non contactés n’existent pas, prétendant qu’ils ont été ‘inventés’ par des ‘écologistes’ opposés à la prospection pétrolière en Amazonie.

Stephen Corry, directeur de Survival International a déclaré aujourd’hui : "Cette découverte constitue une preuve supplémentaire que des Indiens péruviens non contactés fuient vers le Brésil. Le gouvernement péruvien ne doit pas ignorer le sort de ces ‘réfugiés non contactés’, qui sont parmi les citoyens les plus vulnérables du pays."

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