Les Uru-eu-Wau-Wau sont l'un des groupes affectés par les barrages de la rivière Madeira.
Les Uru-eu-Wau-Wau sont l’un des groupes affectés par les barrages de la rivière Madeira.
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Banco Santander, la plus grande banque européenne, a déclaré avoir suspendu le financement du barrage très controversé de Santo Antonio pour des raisons environnementales et sociales.

Cette décision porte un coup dur à ce projet qui fait partie d’une série de barrages planifiés en Amazonie brésilienne ayant soulevé une vague de protestations au Brésil et dans le monde entier. Trois leaders indiens d’Amazonie ont récemment effectué une tournée en Europe pour dénoncer ces barrages.

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Les barrages de Santo Antonio et Jirau, en cours de construction sur la rivière Madeira, ont un coût estimé à 15 milliards de dollars. Ils menacent des milliers d’Indiens, dont des groupes isolés qui vivent à proximité.

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Santander, qui devait investir 400 millions de dollars dans ce projet, a finalement suspendu son financement en attendant les résultats de l’étude d’impact socio-environnemental des autorités brésiliennes.

Plusieurs organisations internationales, dont Survival, ont appelé à l’abandon de ce projet. Valmir Parintintin, leader d’une communauté d’Indiens parintintin a dénoncé : ‘Les autorités ne sont toujours pas venues nous voir pour nous informer de l’impact de ce barrage. La rivière est notre supermarché. Si ce projet aboutit, notre mode de vie sera anéanti. Qui nous apportera de quoi nous nourrir? Personne. Nous sommes très inquiets’.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Tout ce que ce barrage a suscité jusqu’à présent est une vague de protestation internationale contre le déni des droits des Indiens au nom du progrès et du développement. Nous espérons que le retrait de Santander lancera un message fort aux autorités brésiliennes et qu’elles écouteront les Indiens dont les terres seront anéanties par ce projet’.