Victoire juridique pour une famille bushman

Le 28 octobre dernier, la Haute Cour du Botswana a donné raison à Amogolang Segootsane et sa famille en ordonnant au gouvernement de les autoriser à retourner dans la Réserve du Kalahari central, de leur restituer leur troupeau de chèvres et de les approvisionner en eau.

Amogolang Segootsane avait porté plainte après avoir été empêché de retourner chez lui, dans la Réserve. En septembre, le gouvernement avait bouclé la Réserve et confisqué les chèvres des Bushmen prétendant qu'elles étaient malades. Une délégation internationale d'experts vétérinaires avait pourtant qualifié cet argument de ‘fallacieux'.

Ces dernières semaines, des dizaines de Bushmen ont été expulsés de la Réserve par des fonctionnaires armés. Trois Bushmen, dont un enfant de 7 ans, ont été blessés par balles. Le mois dernier, alors qu'ils tentaient de rentrer dans la Réserve, les représentants de l'organisation bushman First People of the Kalahari ont été arrêtés et brutalisés.  

Tshatlha Ntwayamogala, expulsé de la Réserve le mois dernier, a déclaré au Telegraph : ‘Ils nous ont dit : Si vous quittez cet endroit, c'est de votre propre volonté. Nous leur avons répondu que si nous avions la possibilité de choisir, nous ne partirions pas. Ils ont commencé à nous menacer. Ils nous ont prévenu que si nous restions ils finiraient par nous tuer. Un policier nous a dit : si vous ne bougez pas, vous serez tous tués.'

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré hier à propos de ce jugement : ‘C'est une excellente nouvelle. Nous sommes très heureux que les droits de la famille Segootsane aient été confirmés par la Cour, reste à voir si le gouvernement respectera cette décision. Il doit maintenant autoriser tous les Bushmen qui ont été expulsés à retourner chez eux'.

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