Des militants bushmen risquent la prison

Des militants bushmen pour les droits de l’homme doivent comparaître devant la Cour lundi prochain. Ils risquent jusqu’à un an de prison pour ‘rassemblement illégal’.

Les quatre militants, ainsi que 19 autres Bushmen, ont été arrêtés en septembre dernier alors qu’ils tentaient d’apporter de la nourriture et de l’eau à leurs familles restées dans la Réserve naturelle du Kalahari central.

Des soldats et des policiers ont usé de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc contre ces hommes désarmés, ainsi que des femmes et des enfants. Cette attaque avait été ordonnée par le conseiller spécial du président botswanais, Sidney Pilane.

Les leaders bushmen ont été brutalisés lors de leur arrestation. 28 personnes, dont des bébés et des enfants, ont été incarcérées durant quatre jours.

Roy Sesana, lauréat du prix Nobel alternatif en 2005, fait partie des prévenus qui seront jugés la semaine prochaine. Le prix lui a été décerné ainsi qu’à son organisation First People of the Kalahari pour récompenser la ‘détermination [des Bushmen] à résister à l’expulsion de leurs terres ancestrales et à maintenir leur mode de vie traditionnel’.

Cette affaire survient alors que les Bushmen attendent le verdict de la Haute Cour dans le procès qu’ils ont intenté au gouvernement du Botswana pour pouvoir retourner vivre chez eux et y pratiquer librement la chasse et la cueillette.

Le gouvernement du Botswana a expulsé la plupart des Bushmen de la Réserve naturelle du Kalahari central à trois reprises, en 1997, 2002 et 2005.


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