Une marche sur le Parlement pour condamner l’expulsion des Bushmen

Samedi 2 décembre, 10 jours avant que la haute Cour du Botswana rende son verdict qui décidera du sort des Bushmen du Kalahari central dans le procès qui les oppose au gouvernement, 200 personnes environ ont défilé dans les rues de Gaborone, la capitale du Botswana, pour protester contre le refus du gouvernement de les autoriser à retourner sur leur territoire ancestral.

Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Valorisez la vie humaine plutôt que la vie animale », « La terre et les diamants au peuple, non aux multinationales » et « Laissez les Basarwa [Bushmen] rentrer chez eux ».


 Akayang Magama, secrétaire général du BNF un parti botswanais d’opposition, a déclaré : « Le gouvernement tente de leur imposer un modèle de sédentarisation qui leur est étranger et qui les rend dépendants des subsides gouvernementaux. Ce qui équivaut à un ethnocide ou à un génocide culturel et suscite de nouveaux problèmes tels que l’alcoolisme, la prostitution et le sida ».

Au cours du rassemblement, une pétition a été remise au président Festus Mogae, l’exhortant à permettre aux Bushmen de retourner sur leur terre natale et devenir co-propriétaires et co-gérants de la réserve naturelle.


 L’organisation bushman First People of the Kalahari s’est félicitée de la manifestation et a déclaré dans un communiqué rendu public vendredi dernier : « Nous espérons que cela permettra au gouvernement d’écouter nos suppliques – nous voulons retourner chez nous ! Nous sommes très enthousiastes et heureux de ce soutien ».

Plusieurs Bushmen avaient fait le trajet de New Xade jusqu’à Gaborone pour rejoindre la manifestation.