Un leader yanomami : "Le Botswana doit respecter mes frères et sœurs bushmen"

Davi Kopenawa, porte parole des Indiens yanomami du Brésil, s'est adressé au gouvernement botswanais en lui demandant de laisser les Bushmen du Kalahari vivre sur leur terre, "en paix pour le restant de leurs jours".

Lauréat du prix « Global 500 » pour l'environnement des Nations-Unies, Davi s'est exprimé hier à Berlin devant des leaders politiques.

"Je ne pense pas que la manière dont le gouvernement du Botswana traite les Bushmen du Botswana soit bonne. Il leur interdit l'eau alors que nous en avons tous besoin. Il y a de l'eau sur leur territoire, elle est pour eux. Les Bushmen ont le droit d'utiliser les ressources de leur propre territoire et ne veulent pas abandonner leurs lieux sacrés.

"Je suis un Yanomami et je pense que le gouvernement botswanais n'aime pas les Bushmen, il veut leur disparition. Mais je ne veux pas que ce gouvernement maltraite mes frères et sœurs indigènes, les Bushmen, qui vivent là depuis de très nombreuses années. C'est leur territoire.

"Je ne veux pas qu'ils souffrent sans raison. Je veux que le gouvernement botswanais respecte les Bushmen. Ils sont chez eux dans la Réserve naturelle du Kalahari central. Ils devraient pouvoir y vivre en paix pour le restant de leurs jours
".

20% des Yanomami sont morts dans les années 1980 et 1990 après l'invasion de leurs terres par des chercheurs d'or. Après une longue campagne internationale menée par Survival, le territoire yanomami a finalement été officiellement reconnu en 1992.