Mission de Survival auprès d’une tribu menacée par une compagnie britannique

Un représentant de Survival revient d'une mission en Inde chez les Dongria Kondh, une tribu menacée par la compagnie minière Vedanta FTSE 100.

"Les Dongria Kondh sont les gens les plus déterminés que je n'ai jamais rencontrés" a affirmé Lindsay Duffield à son retour. "Dans tous les villages, j’ai entendu la même chose : "Il faudra que Vedanta nous coupe la tête si elle veut implanter la mine. Nous n'en voulons pas".

Le mois dernier, la Cour suprême indienne a donné à Sterlite, la filiale de Vedanta, l’autorisation d’exploiter une mine dans leur territoire, sur la montagne Niyamgiri, dans l'Etat d'Orissa. Les Dongria Kondh sont résolus à résister à la mine et ont organisé des manifestations de protestation sur les routes menant à la mine, et également sur celles menant à la capitale de l’Etat et à Delhi. D'autres manifestations sont prévues.

La représentante de Survival a voyagé en Inde afin de recueillir les témoignages des membres de la tribu et mener une étude d’impact sur ce projet minier. "Il est évident que la montagne Niyamgiri joue un rôle crucial pour les Dongria Kondh", assure-t-elle. "Non seulement ses forêts leur procurent tous leurs moyens de subsistance, mais la montagne joue un rôle central dans leur culture".

Vedanta prétend avoir consulté les Dongria Kondh, mais ces derniers affirment que personne ne leur a demandé leur avis à propos de cette mine.

"Vedanta prétend également qu'il n'y a aucun village à moins de douze kilomètres de la mine, mais il y en a plusieurs – le plus proche se trouvant à un peu plus d’un kilomètre de la limite de la concession minière accordée à Vedanta. Si le projet est mis en œuvre, les forêts des Dongria Kondh disparaitront, leurs rivières seront polluées, et la montagne, leur site sacré, sera réduite en morceaux."

Lindsay Duffield est disponible pour interview.