L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement

Enfant bushman, Botswana.
Enfant bushman, Botswana.
© Fiona Watson/Survival

Le gouvernement botswanais a accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.

Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.

Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur territoire.

Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine, les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à son probable impact.

Les experts d’un cabinet-conseil se sont rendus chez les Bushmen au début de l’année, pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Le chef de projet de cette compagnie est entré au conseil d'administration de Gem Diamonds peu après la fin de cette enquête, remettant sérieusement en cause l’impartialité du processus de consultation.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui: " Le fait que le gouvernement botswanais insiste auprès de la compagnie Gem Diamonds pour qu’elle ne fournisse pas l'eau nécessaire aux Bushmen est tout simplement scandaleux. Le gouvernement est manifestement déterminé à tout mettre en œuvre pour écarter les Bushmen de leurs terres. Cela soulève également la question de savoir si les Bushmen approuvent véritablement cette mine – le manque d'information dont ils disposent montre qu'ils ne sont pas en position de pouvoir émettre un avis. Cela signifie également qu'ils ne savent pas qu'ils n'auront pas accès aux sources d'eau utilisées pour le site diamantifère."

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