Des milliers de manifestants contre la compagnie minière Vedanta

Une femme dongria kondh
Une femme dongria kondh
© Jason Taylor

Près de 7 000 personnes ont défilé samedi dernier devant la raffinerie d’aluminium de la compagnie Vedanta pour manifester leur opposition à son projet d’exploitation minière de la montagne de Niyamgiri, dans l’Etat d’Orissa, un site sacré sacré pour la tribu des Dongria Kondh. Parmi les manifestants, outre des centaines de Dongria Kondh figuraient d’autres tribus Kondh, des fermiers et des travailleurs saisonniers locaux.

Vendanta est sur le point d'ouvrir une mine à ciel ouvert sur le sommet de la montagne sacrée des Dongria Kondh. La mine, qui dévastera l'écosystème de la région, détruira le mode de vie indépendant des Dongria Kondh, en polluant les cours d'eau et en détruisant les forêts dont ils dépendent.

Les maladies, la misère et les privations dues à la présence de la raffinerie de Vedanta au pied de la montagne Niyamgiri affectent déjà plusieurs centaines d’autres groupes Kondh de cette région.

La présence de Vedanta sur cette montagne est intolérable. Lodu Sikaka, un porte-parole dongria kondh, a déclaré : "Avant l'arrivée de Vedanta, nous n’étions soumis qu’à l’autorité du gouvernement indien. Depuis que la compagnie s’est installée chez nous c’est elle qui gouverne et elle a déjà nuit à tant de gens. Elle ne veut pas nous laisser vivre en paix. Elle a déjà anéanti trop de gens en piétinant nos dieux, en dévastant nos forêts et nos montagnes."

La Cour suprême indienne a autorisé le projet d'exploitation minière en août dernier, mais les Dongria Kondh et les autres tribus kondh sont déterminés à protéger leur site sacré. Les blocages de routes réguliers qu’ils organisent ont, jusqu'à présent, empêché les camions de transport de matériaux de construction d'accéder à la montagne.

Survival fait pression sur les actionnaires de Vedanta Resources, notamment sur les comités de Middlesbrough, Wolverhampton et Gloucestershire, pour qu’ils retirent leurs actions de Vedanta. Survival a également soumis une requête formelle auprès de l’OCDE.

Pour plus d’informations
Sophie Baillon 00 33 (0)1 42 41 44 10
[email protected]