La destruction planifiée des Bushmen

Le gouvernement du Botswana est déterminé à sacrifier les dernières communautés bushmen subsistant encore dans la Réserve du Kalahari central. Il supprime cette semaine l'approvisionnement en eau des communautés dans le but de forcer les Bushmen Gana et Gwi à quitter les terres qu'ils occupent depuis plus de 20 000 ans. Survival International, le mouvement mondial de soutien aux peuples indigènes, condamne énergiquement cette décision qui met en danger la survie de ces peuples.

Depuis une quinzaine d'années, les autorités botswanaises tentent par tous les moyens (harcèlement, persécutions…) d'expulser les Bushmen Gana et Gwi de leurs terres ancestrales bien que, dans les années 1960, celles-ci aient été protégées à leur intention par la création d'une réserve. Des Bushmen ont été torturés simplement parce qu'ils y chassaient, leurs maisons ont été rasées au bulldozer, et nombre d'entre eux ont été déportés dans de sinistres camps de relogement où, ne pouvant plus exercer leurs activités traditionnelles comme la chasse et la cueillette, ils dépendent des subsides gouvernementaux. L'ennui, l'alcoolisme et le désespoir règnent dans ces camps qui sont décrits par certains d'entre eux comme des ‘camps de la mort'.

Les quelques Bushmen qui ont résisté à ces persécutions ont pu demeurer chez eux ‘près des tombes de leurs ancêtres'. Mais les autorités viennent d'annoncer que le service d'approvisionnement en eau serait interrompu à partir du 31 janvier pour des raisons économiques. Or ce service ne coûte que 2 dollars par semaine et par personne à un pays devenu riche – le Botswana – désormais premier producteur de diamants au monde. L'Union européenne a même proposé de financer ce service, offre restée sans réponse de la part du gouvernement botswanais.

De nombreux observateurs pensent que la détermination du gouvernement est guidée par l'extraordinaire potentiel minier et touristique de la région et par sa vision raciste des Bushmen qu'un haut fonctionnaire a récemment qualifiés de ‘créatures primitives' vivant encore ‘à l'âge de pierre'. Stephen Corry, directeur général de Survival a déclaré : ‘Depuis maintenant 16 ans, le gouvernement botswanais persécute sans relâche les Bushmen Gana et Gwi. Cette dernière mesure – l'arrêt de l'approvisionnement en eau – risque de les faire disparaître définitivement. Il est du devoir de la communauté internationale de s'interposer pour prévenir ce crime raciste contre l'humanité'.

Cliquer ici pour écrire une lettre en faveur des Bushmen du Botswana

Cliquer ici pour faire un don en faveur des Buhsmen

Photos disponibles sur demande.
Pour toutes informations complémentaires
contacter Magali Rubino : 01 42 41 44 10
ou par email : [email protected]