Des Bushmen bravent le danger pour rentrer chez eux

Des Bushmen expulsés de leurs terres du Kalahari par le gouvernement affrontent l'épuisement et la faim pour retourner chez eux.

Lors d'un premier incident, deux grand-mères âgées d'environ 70 ans ont tenté de rentrer chez elles à pied en parcourant une distance de 120 km. Après avoir parcouru la moitié du chemin, elles ont été obligées d'accepter d'être reconduites au camp de relocalisation après que l'une des deux ai failli perdre conscience. Les températures dans le Kalahari à cette période de l'année dépassent fréquemment les 40°, augmentant les risques de déshydratation et de fatigue chronique.

Lors d'un autre incident, une femme bushman et ses trois jeunes enfants ont échappé de justesse à des lions alors qu'ils marchaient vers leur ancien foyer du Kalahari. Un conducteur passant par là avait noté les traces de deux lions adultes suivant les empreintes de pas de la famille. Les fauves n'étaient plus qu'à 200m du groupe quand le véhicule les a fait fuir. D'habitude, une marche comme celle-ci est organisée en groupe, les hommes étant armés de lances contre les attaques d'animaux ; effectuer une telle marche seuls est une illustration du désespoir actuel des Bushmen.

Quasiment l'ensemble des Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari a été expulsé par le gouvernement. Déplacés dans des camps de relocalisation bien loin de chez eux, nombreux sont ceux qui ont sombré dans la dépression, l'alcoolisme ou la prostitution. Malgré le harcèlement du gouvernement, 200 Bushmen sont d'ores et déjà retournés dans le désert du Kalahari.

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