Le cas richtersveld met en évidence la discrimination raciale au Botswana

Le jugement prononcé le 14 octobre à propos du cas Richtersveld, met une
fois de plus en évidence la question de la discrimination raciale au
Botswana.

La Haute Cour sud-africaine avait alors décidé que les Richtersvelders – un
peuple indigène – ont des droits de propriété non seulement sur leurs terres
communautaires mais aussi sur les ressources naturelles qu'elles
contiennent, soulignant que les lois qui tentaient de les en déposséder
relevaient de 'discrimination raciale'.

Comme le rapporte ce mois-ci le site internet d'informations minières
www.minesite.com : 'Cette décision qui reconnaît à un peuple indigène,
occupant un territoire régi par son propre droit coutumier, de voir ce droit
maintenu, malgré les systèmes juridiques imposés ultérieurement par l'Etat,
a des conséquences importantes pour le Botswana… Si la décision
sud-africaine y était appliquée, les Bushmen seraient alors reconnus comme
les légitimes propriétaires de leur terre ancestrale
'.

Durant la Conférence sur le développement KhoiSan qui s'est tenue le mois
dernier au Botswana, plusieurs participants ont critiqué le gouvernement
pour sa politique de 'discrimination', d''assimilation', de 'spoliation' et
de 'réduction [des Bushmen] à une permanente indigence'.

L'an dernier, la Commission des Nations-Unies pour l'élimination de la
discrimination raciale marquait son inquiétude concernant 'les atteintes aux
droits des Basarwa/San (Bushmen), y compris par les autorités', 'la
spoliation de leur terre et leur déportation à l'extérieur de la Réserve du
Kalahari qui ne respecte pas leurs droits politiques, économiques, sociaux
et culturels
.'

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