Une sénatrice philippine appelle à la ratification d'une Convention internationale sur les peuples indigènes

Palawan remontant un pont aérien en rotin pour atteindre le sommet d'un arbre 'ginuqu'.
Palawan remontant un pont aérien en rotin pour atteindre le sommet d’un arbre ‘ginuqu’.
© Dario Novellino

Une sénatrice philippine a appelé son gouvernement à ratifier la Convention 169 relative aux peuples indigènes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Loren Legarda a révélé à un comité du Sénat que les droits des peuples indigènes des Philippines sont rarement respectés bien qu’inscrits dans la Constitution et la législation nationales ainsi que dans la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes. ‘La ratification [de la Convention 169] sera bénéfique aux peuples indigènes car elle renforcera l’application de ces droits’ a-t-elle déclaré.

L’appel de Loren Lagarda, sénatrice populaire et influente, renforce considérablement les appels réitérés des peuples indigènes des Philippines pour la ratification de cet instrument international par leur gouvernement.

La Convention 169 est le seul instrument juridique international contraignant concernant les peuples indigènes et tribaux; elle reconnaît notamment leurs droits à la terre et à l’autodétermination. Jusqu’à présent, vingt-deux pays l’ont ratifiée, dont dernièrement le Nicaragua et la République centrafricaine. Si l’Etat philippin ratifie cette Convention, il sera le premier pays d’Asie du Sud-Est à le faire.

En dépit du traité national sur les peuples indigènes, l’Indigenous Peoples’ Rights Act, qui a été converti en loi en 1997, les droits des peuples indigènes des Philippines continuent d’être ignorés. Les gouvernements qui ratifient la Convention 169 y sont juridiquement astreints, offrant ainsi aux peuples indigènes la possibilité de recours lorsque leurs droits sont violés.

Survival appelle tous les pays à ratifier la Convention 169, plus ils seront nombreux, plus elle aura de force.