Des Indiens d'Amazonie confirment l'invasion de bûcherons à proximité des Indiens isolés

Les Indiens isolés de part et dautres de la frontière Pérou-Brésil sont menacés par la déforestation illégale.

Les Indiens isolés de part et dautres de la frontière Pérou-Brésil sont menacés par la déforestation illégale.
© G. Miranda/FUNAI/Survival

Des Indiens asháninka qui vivent en Amazonie, de part et d’autres de la frontière Pérou-Brésil, ont confirmé qu’une partie de leur territoire avait été envahie par des bûcherons illégaux.

Quinze Indiens sont récemment revenus d’une expédition dans la partie frontalière du territoire asháninka où ils ont repéré des campements de bûcherons et des arbres marqués destinés à l’abattage.

Ils ont annoncé que l’abattage illégal continuait ‘à un rythme effréné en débordant sur le territoire brésilien’.

Plusieurs groupes d’Indiens isolés vivent dans cette région. Ils dépendent étroitement de la forêt et ne pourraient pas survivre sans elle.

Les Indiens isolés sont également très vulnérables aux maladies transmises par les étrangers et contre lesquelles ils n’ont presque aucune immunité. Tout contact avec leurs envahisseurs pourrait être catastrophique pour eux.

Les membres de l’expédition ont fourni aux autorités brésiliennes les preuves établies à l’aide de GPS et leur ont demandé la mise en place d’un système de surveillance plus efficace avec la pleine participation des Indiens.

Les Asháninka souffrent de la déforestation illégale qui dévaste la zone frontalière péruvienne à un rythme alarmant et leurs leaders sont régulièrement menacés lorsqu’ils s’y opposent.

Un Asháninka a déclaré : ‘Ce qui nous préoccupe le plus c’est le désengagement des autorités vis-à-vis de leurs responsabilités. Si elles ne règlent pas ce problème d’urgence, notre territoire continuera d’être envahi et nous continuerons à recevoir des menaces de mort’.

En juillet dernier, on a craint une flambée de violence lorsque le territoire d’un groupe d’Indiens isolés, proche de la région couverte par l’expédition, a été envahi par des trafiquants de drogue. La situation restera critique pour ces Indiens tant que les trafiquants n’auront pas quitté la région.